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Z comme… Zoom

Z comme… Zoom

Cette dernière lettre de l’alphabet me permet de faire le bilan de ma participation à mon premier challenge AZ.

J’ai essayé d’écrire un article chaque jour, publié quelquefois avec un peu de retard, mais le pari fait à moi-même est tenu. Presque, car la lettre N ne m’a pas inspirée.

J’ai choisi de faire un article court, format qui se prête mieux selon moi pour une lecture sur le web, illustré de quelques visuels comme des photos ou des documents de ma généalogie.

A chaque fois, mon but était de partager une astuce ou une source documentaire à mes lecteurs.

Cela m’a permis de faire un zoom sur un lieu de vie de l’un de mes ancêtres, sur mes erreurs passées, sur une méthode, sur un métier, sur une technique numérique.

Zoomer un point particulier de ma généalogie à soulever beaucoup de questions. Il me reste encore bien du travail à accomplir. A-t-on fini un jour sa généalogie ?

Mais surtout, ce challenge me donne envie de continuer et d’entamer l’écriture de mon livre familial. L’accumulation de mes articles au format court, et leur organisation me donneront la trame de ce futur livre.

Dans l’immédiat, je vais prendre le temps de lire les articles de tous les participants à ce challenge, source d’enrichissement.

Bonne continuation à tous les généablogueurs !

Image par Htc Erl de Pixabay
Y comme… You Tube

Y comme… You Tube

You tube est un site de partage vidéo. Vous pouvez regarder, envoyer, commenter et partager une vidéo, qui peut-être visualisée par tous, gratuitement. Vous avez la possibilité de vous abonner à vos chaines préférées. Souvent, une publicité d’une trentaine de secondes démarre la vidéo de votre choix mais gêne peu votre visionnage.

Grâce à ce média, il vous est possible de vous former. Les vidéos servent de supports pédagogiques, utilisés même par les enseignants.

Pour la généalogie, deux chaines me paraissent indispensables :

Archives et culture : C’est une maison d’édition, mais aussi une association, spécialisée en histoire et généalogie. Chaque vendredi, il vous est proposé une vidéo sur un nouveau thème qui vous apporte aide, conseils et méthode pour débuter ou poursuivre votre généalogie. Les vidéos durent quelques minutes mais vous donnent plein de nouvelles pistes pour vos recherches.

Archives et Culture, Généalogie / 26 bis rue Paul Barruel, 75015 Paris

L’association organise le grand salon de généalogie qui se déroule à Paris, en mars de chaque année.

Salon de généalogie / Mairie Paris 15e / Archives et Culture

Geneatech : C’est une communauté de passionnés de généalogie et de technologie, dont le but est de partager et faire connaître à ses membres ses découvertes. Elle organise différents challenges donc ce challenge AZ.

https://www.youtube.com/watch?v=3vbhn7uJWME

Sur YouTube, vous trouverez de nombreuses vidéos de Généatech sur différents thèmes comme :

– pourquoi et comment créer son blog de généalogie,

– créer et utiliser un journal de recherches,

– exemples d’utilisation de Notion,

– Faires des recherches en archives municipales…        

Si vous aimez l’histoire, la chaîne « NOTA BENE » aux 2,5 millions d’abonnés et plus de 7 ans d’existence devrait vous convenir.

Nota Bene – YouTube

Bonne formation et bonnes recherches sur You tube !

X comme …X, cet inconnu

X comme …X, cet inconnu

Image par Peggy und Marco Lachmann-Anke de Pixabay

Certains de mes aïeux sont nés « enfant naturel », le père étant inconnu dans l’acte de naissance.

Ma généalogie- Heredis

Comment le noter sur notre logiciel de Généalogie ?

En ce qui me concerne, je crée une fiche pour le père en lui attribuant le nom « INCONNU » et le prénom « X », « XX » pour un autre cas etc.

Cela me permet de le visualiser tout de suite dans mon arbre et de ne pas poursuivre les recherches.

Je vois selon mes visites sur les réseaux que certains tentent de retrouver cet inconnu en se basant sur les relations avec les témoins, en retrouvant sur les recensements la composition familiale. Selon moi, cela reste des suppositions et je préfère en rester là.

D’autres cas peuvent être rencontrés, comme enfant abandonné, né sous X, enfant adopté. Pour un généalogiste, poursuivre les recherches est plus complexe.  Une vidéo d’Archives et Cultures peut vous aider : Vidéos Bing

W comme…WEB

W comme…WEB

Image par Mudassar Iqbal de Pixabay

Le web a révolutionné le monde de la généalogie. En effet, au lieu de se déplacer dans chaque département pour consulter les archives ou de faire sa demande par courrier, il suffit de s’installer devant son écran pour avancer dans nos recherches.

Bien sûr, cela n’est pas magique. Derrière chaque document, une chaine de petites mains s’est créée pour arriver à cette belle réalisation. Ecrire, classer, collecter, conserver, consulter, protéger, étudier, numériser, déchiffrer, indexer, coder, communiquer… autant d’étapes et d’autres que je ne connais pas qui ont été nécessaires pour aboutir à cette consultation de documents depuis notre salon.

A chaque étape correspond un métier qui a été bouleversé par l’arrivée du web et de l’informatique.    

Le web a été créé par un informaticien britannique en mars 1989. Il a été proposé au grand public en 1993. De 500 serveurs, il passe à 10000 fin 1994. Pour s’y retrouver, deux étudiants créé un annuaire thématique : YAHOO !  Portail numéro 1 dans les années 90.  

Voici quelques dates et chiffres clés :

1995 Lancement d’Amazon, librairie en ligne

1995 Lancement d’Explorer par Microsoft pour concurrencer Netscape.

1998 Arrivée de Google, notre ami au résultat plus pertinent que ses concurrents (Yahoo ! Altavista)

2001 Lancement de Wikipédia, encyclopédie libre (500 000 millions de visiteurs par mois (2019)

2005 Youtube, site de partage de vidéos.

2008 Chrome, navigateur le plus populaire aujourd’hui.

2014 Le milliard de site dépassés.

Mars 2019 : 4,1 milliards d’utilisateurs mensuels du Web

2005 : développement du Web mobile, explosion du nombre d’utilisateurs avec l’arrivée du premier Iphone en 2007.  

Steve jobs présente le premier Iphone le 9 janvier 2007 – source Le lancement du premier iPhone, c’était il y a dix ans
1er iphone – source Bing

Sources : 01net Les 15 dates qui ont fait le Web / futura-sciences Le Web a 30 ans : les quatre grandes phases de son évolution

L’arrivée de l’intelligence Artificielle devrait continuer à bouleverser certains métiers. En généalogie, L’IA est utilisée par exemple pour déchiffrer les écritures anciennes, indexer les documents tel que les recensements et les actes.  Vous pouvez le tester sur le site : Transkribus

Sources : L’Intelligence Artificielle et la généalogie : Une nouvelle ère pour l’histoire familiale

Image par T Hansen de Pixabay

 

V comme …Virus ou Quand un virus peut en cacher un autre

V comme …Virus ou Quand un virus peut en cacher un autre

Image par iXimus de Pixabay

 

Début 2020 un certain virus s’installe sur notre planète. J’apprends lors d’une allocution de notre Président, que je suis vulnérable et doit me confiner. On annonce au départ une durée de 3 semaines puis un prolongement. Ce sera pour moi finalement 3 mois avec un nouveau confinement d’un mois en octobre 2020.

Durant le 1er confinement, la plupart des commerces et lieux publics sont fermés, (à part les commerces dit ESSENTIELS souvenez-vous) les déplacements sont limités en durée et en distance (1 heure par jour dans un rayon de 100 km) c’est angoissant car je ne connais pas et personne ne connait d’ailleurs la durée exacte de ce confinement. Habituellement, étant salariée, je suis absente de chez moi durant 10 heures par jour, temps trajet compris. Mais que vais-je faire de tout ce temps ? … Netwayé, baléyé, astiké, kaz la toujou penpan … très peu pour moi en fait !

 

 

Image par Clker-Free-Vector-Images de Pixabay

Je reprends ma généalogie, comme la plupart des Français apparemment. En effet, selon les médias, le site Généanet a connu une augmentation de ces visites de + 75 % durant le confinement, la presse et la radio proposent au français de se lancer dans la recherche de leur ancêtre, les sites spécialisés lancent des campagnes pour trouver de l’aide pour répertorier les documents.

J’ai retracé en partie mon arbre il y a plus de 20 ans pour les noces d’or de parents proches, en me déplaçant aux archives et écrivant en mairie. Je l’ai actualisé un peu ces deux dernières années puis mis de côté, faute de temps.

Mettons donc à profit ce temps qui m’est offert. Grâce à Internet et mes différents abonnements, j’avance très rapidement. Le travail effectué en amont depuis des années par les associations, les archives régionales et les passionnés est disponible sur différents moteurs de recherches. Les arbres effectués par d’autres me donnent des nouvelles pistes (aussitôt vérifiés avec les actes bien sûr).

 

Vive l’Etat civil ! et les paroisses qui ont retranscrits tous ces moments clés de la vie de nos aïeux : Naissances et baptêmes, mariages et divorces, décès et sépultures pour que des siècles plus tard nous pouvons retracer nos origines. Même si certains auraient pu s’appliquer et adopter une plus belle écriture (il fallait que je le dise)

 Me voici donc durant des heures chaque jour à la recherche de mes ancêtres.

Certes, avec ce confinement, j’ai évité la COVID mais j’ai bien attrapé un virus : Celui de la généalogie.

Image par ekrem de Pixabay
U comme… Unions  

U comme… Unions  

Image par Stephane de Pixabay

L’un des événements majeurs pour un généalogiste est le mariage. Trouver l’acte de mariage d’un ancêtre, c’est obtenir un grand nombre d’informations le concernant : son âge, son métier, son adresse, sa date et lieu de naissance, les noms et prénoms de ses parents, leur profession, leur adresse. Il en est de même pour son conjoint. De plus, nous pouvons savoir s’il y a eu contrat de mariage et si oui, le nom du notaire.

Le dernier paragraphe de l’acte de mariage nous fournit des informations concernant les témoins choisis par les mariés. Ce qui peut être également utile pour nos recherches.

Acte de mariage de mes grands-parents – Sources : Archives départementales du Nord

Le logiciel que j’utilise (HEREDIS) me donne des statistiques concernant ma généalogie. Je peux entre autres éditer des listes selon les unions. Cela permet d’aborder nos recherches sous un autre aspect et peut nous révéler des anomalies. Enfin, comme on peut les lister selon différents critères, comme par lieu par exemple, cela peut nous faciliter la tâche lors des visites aux archives.

Source : Ma généalogie sur Heredis

J’ai à ce jour plus de 585 unions dans mon fichier mais toutes ne sont pas sourcées. Il me reste donc du travail…

Source : Ma généalogie sur Heredis

 

T comme… Tonkinoise

T comme… Tonkinoise

boite des photos familiales – genéa-repères

Durant mon enfance, fouiller dans la boite de photos de ma mère était un amusement pour mes trois sœurs et moi. Nous rions des tenues vestimentaires et des coiffures de nos anciens. Insouciantes, sans savoir que plus tard ce sont nos portraits qui seront source d’amusement.

Déjà, le contenant des photos m’interpelle. C’est une boite, à biscuit sans doute, avec le portrait de FABIOLA, épouse du roi Bauduin. Née en 1928 à Madrid, elle meurt en 2014 à Bruxelles à l’âge de 86 ans.   Pourquoi la reine des Belges à la maison ? Un souvenir des arrière-grands-parents, nés à Bruges peut-être ? ou un cadeau rapporté lors d’une visite touristique de mes grands-parents en Belgique toute proche ?  

Pamis ces photos, l’une d’entre elle m’a toujours intriguée. Il s’agit d’un portrait de « l’oncle Constant et son épouse tonkinoise », selon ma mère.

Ma grand-mère Germaine DE GEITERE n’a pas des frère prénommé Constant.

Oncle Constant et son épouse- généa-repères.

Mon grand-père Gustave VERLINDE a un frère Constant. Né en 1888 à Lille et mort au combat en 1915 dans la Marne, à l’âge de 26 ans. Son épouse, Jeanne PLUMECOCQ est née à Lille en 1891. Ils n’ont pas eu d’enfants (rien dans mes recherches à l »Etat-civil, aucune mention sur sa fiche matricule, et la table des successions).

Aujourd’hui, faisant de la généalogie je m’interroge toujours sur ces deux personnes. Je n’ai pas trouvé trace dans le passé militaire de mon aïeul d’une mission en Indochine.

Le Tonkin était un protectorat français qui faisait partie de L’union indochinoise (1887-1941) puis de la Fédération indochinoise (1941-1954).  En 1948, il passe sous le gouvernement provisoire du Vietnam et en 1954, sous le Nord-Vietnam. La capitale était Hanoï.

Je n’ai pas trouvé sur le site des ANOM, archives nationales des outre-mer, d’informations au nom des deux familles.

L’uniforme, s’il s’agit bien d’un uniforme, pourrait me donner une piste pour la vie militaire du marié. Une piste que je vais explorer sur les groupes d’entraide sur Facebook.

Mes prochaines recherches se porteront sur la mariée et ses ancêtres pour connaitre leur origine. Aurais-je de la famille vietnamienne ?  

S comme… Sources

S comme… Sources

Tout bon généalogiste source ses informations. C’est-à-dire qu’aux événements familiaux, comme les naissances, mariages et décès, il cherche les actes correspondant à l’Etat-Civil. Selon le logiciel utilisé, il est possible de rattacher ainsi les documents à l’événement correspondant. Ils sont appelés sources ou médias sur HEREDIS par exemple.

Après avoir trouvé les trois principaux événements et leur source, il existe d’autres pistes pour explorer la vie de nos ancêtres.

Le recensement : on les trouve aux archives. Il nous renseigne sur la composition de la famille à une certaine date, les années et lieux de naissance, le métier et l’employeur.

Les tables décennales : si on ne trouve pas l’acte à la date indiquée ou si nous ne connaissons pas sa date exacte, se reporter aux tables décennales sera plus efficace. Le classement est par ordre alphabétique de nom et regroupe les événements survenus durant 10 ans.  On peut aussi relever tous les événements d’une même famille.

Les sources familiales : c’est le point de départ de notre généalogie. Les photos, faire-part, avis de décès, cartes postales et documents officiels s’il y lieu, les papiers d’identité, livret de famille nous permet de débuter son arbre familial. Ne serait-ce pas ces documents, vus depuis notre enfance qui nous ont donné l’impulsion pour le commencer ?

Le Cadastre , mais aussi les actes notariés nous informent sur les biens immobiliers

Pour la vie militaire, nous pouvons rechercher la fiche matricule, les décorations, les pensions.

Les tables de successions et absences donnent la liste des biens d’un individu à son décès et le noms de ses héritiers éventuellement.

Les articles de presse décrivent des faits divers, les événements politiques, régionaux et les activités locales. J’ai appris ainsi que mon grand-père a gagné un prix lors d’un concours de fléchettes. Voila qui nous renseigne sur les loisirs de l’époque. C’est grâce à la presse que j’ai su que mon arrière-grand-père, vivant en Normandie, a réussi un concours administratif. Ce qui explique sans doute le départ de la famille vers la région lilloise.

Il existe bien d’autres sources à exploiter.

Le mot « source » peut se rapporter également à notre documentation. J’essaie sur mon blog de transmettre l’origine des photos, de préciser sur quel site j’ai trouvé le document présenté, de lister les livres ou réseaux qui m’aident dans mon travail en partageant connaissance et savoir-faire.

En effet, s’il est agréable de trouver des informations pour établir notre généalogie, la moindre des choses c’est d’être reconnaissant et de citer ses sources.

Image par StockSnap de Pixabay

 

R comme…Repères historiques

R comme…Repères historiques

En Généalogie, on recherche tout d’abord les informations principales : dates et lieux de naissance, dates et lieux de mariage, dates et lieux du décès des ancêtres principaux, et éventuellement de leurs descendants. On accumule ainsi des noms, des lieux et des dates mais après ?

Très vite, pour mieux comprendre la vie de nos aïeux, on se pose mille questions : Comment vivaient-ils ? Quel était leur métier ? Leurs conditions de vie et de travail ? Leur vie militaire ? Allaient-ils à l’école ? Quelles maladies ou épidémies ont-ils connus ? Comment se déplaçaient-ils ? Quelles étaient leur loisir ? Quel moment de la grande Histoire ont-ils vécu ? Avons-nous des photos de leur époque, de leur lieu de vie, de leur habillement ?

Si l’étape principale qui est de trouver les actes Naissance-Mariage-Décès permet de délimiter leur parcours, on continue nos recherches. On se documente. On voudrait étoffer notre généalogie. On cherche du contexte et des illustrations. Une recherche sans fin.

Je sais par exemple que l’un de mes ancêtres Jacques VALOGNES, scieur de long, né en 1778 à Montebourg (MANCHE), est décédé à Cherbourg en 1836.  Certes ! mais le situer dans l’histoire de France apporte d’autres éléments. Il est donc né sous Louis XV, il a connu la révolution, la république, l’empire napoléonien. Tout de suite, les images symbolisant ces époques affluent.

Si je regarde en arrière, ne serait-ce que durant ces cinq dernières années, nous avons connu des grands bouleversements : une crise pour le pouvoir d’achat (gilet jaune), des émeutes, des inondations, des sécheresses, une pandémie, l’importance de créer un vaccin (ou pas), la guerre en Europe, des crises politiques, le retour de certaines maladies, une crise énergétique, la pollution, les changements climatiques… Quant on mesure les conséquences de ces crises sur notre vie quotidienne, (inflation, pénurie sur certains produits, les cultures détruites, grand nombre de décès, pauvreté) on comprend mieux qu’à l’époque de nos ancêtres, ils subissaient encore plus fort toutes ces événements. Les pénuries conduisant à la famine, la destructions des cultures à la pauvreté, les conflits ou crises politiques à un manque de liberté. Autant de raisons qui incitaient nos aïeux à changer de région, de pays, de métier. Les maladies expliquent la mortalité infantile rencontrée à certaines époques.

Pour cela, mettre en parallèle les événements familiaux et les événements historiques nous permet de bien comprendre le déroulement de la vie de nos aïeux.

Apparemment, il est complexe de visualiser cela sous forme de graphique. Même si les logiciels de généalogie proposent des arbres chronologiques, je les trouve peu pratiques ou il faut savoir gérer les paramètres peut-être ?. Des applications sur le thème de l’histoire existent également. Pour l’instant, je n’ai pas trouvé de méthode satisfaisante.

arbre chronologique selon HEREDIS
Chronogramme d’un ancêtre – GENEATIQUE

En attendant, je lis des livres historiques pour en établir une synthèse… mes repères historiques…J’y arriverais un jour !

Q comme…Questions

Q comme…Questions

Image par Peggy und Marco Lachmann-Anke de Pixabay

Faire sa généalogie, c’est se poser des questions et encore des questions sur ses ancêtres.

Pour débuter, certains recommandent de questionner son entourage. C’est ce que l’on enseigne à l’école aux enfants. Inciter les grands-parents à raconter leurs souvenirs, recueillir des anecdotes sur leur enfance ou un parent apportent des détails à nos recherches. Les interviewer est donc très enrichissant.

Le site « GENEALOGIE PRATIQUE  » propose 120 questions à poser, regrouper par thème.

120 questions généalogiques à poser à vos grands-parents – genealogiepratique.fr

On retrouve dans le livre « Mon bullet journal- Généalogie-, journal de mes recherches » des questions que l’on peut se poser sur un ancêtre : Identité, vie citoyenne, lieux de vie, vie religieuse…Ces thèmes peuvent d’ailleurs être repris comme méthode de classement des documents et photos en notre possession.  

https://youtu.be/EYswa7Avu5M

Sur le blog « Les traces de vos ancêtres », on vous propose comme méthode de travail : 20 questions essentielles » à poser à la famille . Elles sont regroupées par thème également comme vie personnelle, famille immédiate, les dates clés, la jeunesse et les loisirs…

20 Questions essentielles pour votre quête généalogique

Sur le site « My Heritage », c’est 25 questions à poser absolument. Elles sont plus intimistes il me semble comme : Quels sont vos regrets, vos croyances, le plus grand changement dans votre vie… mais aussi amusantes comme : enfant, quelle était votre gourmandise préférée, quelle est votre meilleur souvenir…

25 questions généalogiques à poser absolument – Blog MyHeritage

Genéafinder propose dans sa rubrique « Ressources » un guide d’entretien et d’Interview avec la possibilité de créer un dès comportant une question sur chaque face.  

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Selon moi, cela doit rester une conversation agréable et un moment de partage plutôt qu’un questionnaire intrusif. Les photos peuvent d’ailleurs aider à l’évocation de ses souvenirs.

Cependant, la mémoire familiale n’est pas toujours fiable, des légendes peuvent se transmettre de génération en génération sans avoir de véracité. Il faut donc encore et toujours vérifier et sourcer les faits.

Par ailleurs, on peut établir son propre questionnaire pour effectuer nos recherches sur chaque ancêtre et l’utiliser comme feuille de route. Cela peut être une méthode de travail.  

Image par Mohamed Hassan de Pixabay
P comme…POTTIÉ ou POTIEZ ?

P comme…POTTIÉ ou POTIEZ ?

Dans l’article précédent (O Comme Orthographe), j’évoquais le fait que l’orthographe des noms de famille connaissait des variations au cours des années et des actes. En voici un bel exemple.

Dans ma généalogie, j’ai une soixantaine de parents portant le nom de « POTTIÉ ». La grand-mère de ma grand-mère s’appelait Thérèse Catherine Jeanne POTTIÉ. Née en 1838 à Bruges en Belgique, elle était dentellière.

En effectuant des recherches autour de cette aïeule, j’ai rencontré ce nom écrit avec un seul « T » ou Deux « T », se terminant en « IÉ » ou « IER » ou encore « IEZ ». J’ai même le nom  « POTTY ».

Nom simple et bien français me semblait-il, il se rapporte selon GENEANET au métier de potier. Il est porté principalement dans la région du Nord, puis en Belgique et ensuite à Paris, dans la Marne et en Vendée etc.  

Selon « LA REVUE FRANCAISE DE GENEALOGIE » (Potier | La Revue française de Généalogie), il connait comme variante en Europe Töpfer, Hafner (Allemagne), Pottié, Potty, Pottiaux, de Potter… (Belgique et Pays-Bas) ; Pott, Potter (Angleterre), comme Harry Potter, héros de fiction de l’auteure britannique J. K. Rowling, Alfaro (Espagne)

Un généalogiste a accompli un travail de recherches remarquable sur les POTTER-POTTIER-POTTERE avec le préfixe « DE » quelquefois.

Famille de Pottère Potter Pottier (généalogie) – Geneanet

En ce qui concerne ma généalogie, mon plus lointain ancêtre portant ce nom est Egidius POTTIE, né en 1698 à Gullegem, près de Courtrai en Belgique.

SOURCE: https://agatha.arch.be/

Il s’est marié dans cette même ville en 1722 avec Maria Catharina SCHEEMAECKER.

Source du relevé : CHGW Genealo 59-62-B , disponible sur FILAE. Merci à cette association de nous faciliter le travail de recherches. Projet Genealo – Généalogie dans le Nord, Pas-de-Calais, Aisne, Somme et Belgique

O comme… Orthographe 

O comme… Orthographe 

L’orthographe des noms de familles n’est pas constante au fil des années. Il faut dire que le livret de famille, qui a fixé l’orthographe des patronymes a été créé en 1877.

Auparavant, lors de la déclaration de naissance d’un enfant ou lors d’un mariage, les informations nécessaires à la rédaction des actes se transmettaient oralement. L’officier de l’Etat civil ou le prêtre écrivait ainsi ce qu’il entendait, avec encore plus de difficultés de compréhension en cas d’accent régional ou étranger. Nos ancêtres ne sachant pas tous lire et écrire, ils étaient dans l’incapacité de corriger ses écrits.

Même au sein d’une même famille, l’orthographe du patronyme pouvait varié. Lors du mariage de mon arrière-grand-père Alfred DE GEITERE, son frère en tant que témoin a signé DE GEETER.

 

Dans la rédaction d’un acte de naissance, l’employé de la mairie a déclaré l’enfant au nom de RIGAUT et de père RIGAULT.   

Toutes ses variantes ne facilitent pas les recherches généalogiques.

De plus, lors de l’indexation des actes, démarche qui facilite grandement nos recherches informatiques, à la lecture du nom une autre erreur peut être commise. Soit le document est tâché, l’encre a palie ou une lettre peut être mal interprétée.

Sur les moteurs de recherches des logiciels de généalogie, il ne faut donc pas hésiter à élargir nos recherches en tenant compte des variantes possibles. Sur certains sites, comme filae par exemple, il est possible d’utiliser des caractères dit joker comme « * » ou « ? ».  Ainsi, pour des recherches sur le nom « RIGAUT/RIGAULT », je recherche « RIGA* ou « RIGAU ? », pour obtenir toutes les combinaisons possibles.

N comme … Nada !

N comme … Nada !

Aucune inspiration pour cette lettre et aussi beaucoup de retard dans la rédaction de mes articles pour ce challenge AZ. Je publie avec retard les articles pour les deux lettres précédentes. Je me permets donc de passer la lettre « N » pour reprendre le rythme des publications.  

M comme… Marin

Carte postale : vieux marin pêcheur, 1982 source pinterest.

Parmi mes ancêtres, certains exercent un métier dans la marine.

L’un d’entre eux, Jacques LECRIVAIN, né en 1834 à Cherbourg, était infirmier de la marine. Il est décédé à l’âge de 38 ans à son domicile.

Son beau-fils, Eugène LEFILLEUL, né en 1857 à Geffosses (MANCHE) est marin à bord de « LA SERIEUSE », selon son acte de mariage.  

En 1666, est mis en place le registre des matricules des gens de mer. Toutes personnes travaillant dans la marine, que ce soit pour le commerce, la pêche, dans les ports ou sur les chantiers, militaires doivent dès leurs 18 ans être inscrites sur ce registre. La matricule retrace le parcours d’un individu.

Sur le site des Archives Départementales de la Manche, j’ai retrouvé celle de mon lointain parent : Eugène LEFILLEUL. (Rubriques Rechercher/registres matricules militaires/livrets maritimes).  

Malheureusement pour moi, mon parent n’a pas eu un parcours remarquable en tant que marin. C’est la page « Retrait des brevets ou Condamnations » qui est la plus documentée pour filouterie, vagabondage, ivresse, désertions, vente d’effets.

A la fin du XVIIe siècle, des registres apparaissent également pour les navires.

Ayant le parcours de notre marin en notre possession, il suffit pour poursuivre nos recherches de se documenter sur les différents bateaux sur lesquels il a servi.

De nombreuses sources peuvent alors être utilisées. Internet étant la première. Le livre « RETROUVER UN ANCETRE MARIN » des éditions Archives & culture vous donne la méthode et les cordonnées des fonds d’archives.  


Retrouver un ancêtre marin

L comme … LILLE

Grand-place, Lille – Image par DEZALB de Pixabay

Mes parents (nés en 1938 et 1935) et trois de mes grands-parents (né entre 1899 et 1908) sont originaires de Lille, dans le Nord de la France.

Selon ma généalogie actuelle, le plus ancien ancêtre né à Lille est PIERRE JOSEPH SIX. Il est né à Esquermes plus exactement.  (il est l’arrière-grand-père de la grand-mère de mon grand-père HENRI SOETENS).  Le 23/03/1795, il épouse Julie DUQUESNE à Bondues. Jardinier de profession, Il est alors âgé de 27 ans et ses deux parents sont décédés. Julie a 23 ans, est née à Marcq en Baroeul et sa mère, veuve, est fermière journalière. Elle assiste au mariage. En 1855 Pierre SIX décède à l’âge 59 ans à Loos et il est toujours jardinier à Esquermes.

Selon le livre « le métier de nos ancêtres », le jardinier est chargé d’entretenir et de cultiver un ou plusieurs jardins, pour son compte personnel ou au service de quelqu’un.

Esquermes est alors un village très peu urbanisé de 1045 habitants pour l’année 1793 et de 1298 habitants en 1804. Au début du XIXe siècle, le village se développe pour passer à 3731 habitants en 1856. Début XXe, on remblaie les bras des petites rivières de son territoire. Quelques bâtiments industriels s’y installent comme la sucrerie BIGO-DANEL, les filatures THIRIEZ et DELEBART-MALLEZ. Ce qui entraine la création de rue ouvrières et de courées. Esquermes, ancienne commune du Nord a était intégrée à la commune de Lille en 1858.

LA DEULE- Rivière de 52 km, en majorité canalisée. Image par DEZALB de Pixabay

Selon l’histoire de la ville de Lille, le nom « Isla » est cité dans une chartre de 1066. La ville nait le long de la rivière « la Deûle » qui est située sur un axe de circulation important pour les grandes villes flamandes. La ville se développe autour du commerce. Lille est une ville marchande et portuaire. En 1214, Jeanne de Flandres devient veuve et gouverne seule le comté. Elle fonde un hôpital, édifice qui est devenu de nos jours un musée.

LE MUSEE | Le musée de l’hospice comtesse

Lille hospice comtesse – vue arrière/wikipedia
source le-palais-rihour.jpg (1330×2000)

En 1453, Philippe de Bourgogne fonde le palais Rihour. Actuellement, ce bâtiment héberge l’office de tourisme.

Vers les années 1600, le comté de Flandres est rattaché aux Pays-Bas espagnols. Lille connait une période de prospérité : le siècle d’or. Des réaménagements et des agrandissements de la ville sont effectués. Le palais de la bourse, dit de la vieille bourse aujourd’hui est construit.

Conquise par Louis XIV en 1667, un nouveau quartier royal avec des hôtels particuliers et des voies régulières est créé.  Vauban construit la citadelle. Toujours visible aujourd’hui, elle est entourée d’un grand parc, traversé par la Deûle,. C’est un lieu de promenade, de pique-nique, de visite au zoo, de footing, de pêche, de péniche-restaurant, de guinguette et autres activités apprécié des lillois.

Citadelle de Lille

Au XIX siècle, Lille devient une grande ville industrielle autour de la chimie, la métallurgie et bien sur le textile. Des quartiers comme Esquermes sont annexés et des nouvelles places sont aménagées. Des grands boulevards sont percés. La préfecture, les beaux-arts et les facultés sont bâties.

La capitale des Flandres, nom donné à Lille, qui se situe au croisé de trois grandes capitales d’Europe, est aussi une ville touristique et une ville d’art et d’histoire.  

Le XXe siècle, les bouleversements communs aux pays, sont vécus également à Lille. Les deux guerres mondiales, le déclin de l’industrie. Les années 1990 voient la mutation de la ville qui se tourne vers le secteur des services pour continuer son développement.  Le TGV arrive ainsi que l’Eurostar. Une grande zone d’activité se crée : EURALILLE.

Euralille

Sources documentaires : L’histoire de Lille Office de Tourisme de Lille / Esquermes — Wikipédia

Tours de Lille et gare Lille-Europe – Wikipedia

K comme …Kantwerkster

Dans un article précédent, (B comme Belgique) je parlais de mes aïeux de Bruges.

En recherchant les actes sur le site des archives belge (agatha.arch.be), rédigés en langue flamande selon les années, j’ai rencontré plusieurs fois le terme  « Kantwerkster » soit Dentellière selon « Microsoft translator ».

Du XVIe au XIXe siècle, Bruges était réputée pour son art de la Dentelle. Ce savoir-faire est traditionnellement transmis de mère en fille, puis enseigné dans les écoles spécialisées.

https://www.elegante-dentelle.com/blogs/blog-dentelle/dentelle-de-bruges

Avant le XIXe siècle, les ouvrages de dentelles se faisaient principalement à l’aide de fuseau que la dentellière posait sur un coussin devant elle. On lui commandait des pièces qu’elle fabriquait à son domicile. Ce métier s’exerçait surtout en Belgique, dans le Nord de la France, en Auvergne et en Savoie. Chaque ville revendiquait un modèle de dentelles.

Puis vient la mécanisation des dentelles avec les industries textiles.  Vers 1800-1810, un métier à filer automatique (nommé mule-jenny) est importé frauduleusement d’Angleterre à Anvers. Un nordiste, travaillant à Leeds (Antoine Scrive-Labbe) copie les plans d’un métier à filer le lin.

Parallèlement, dans les campagnes du Nord, on travaille toujours à domicile sur son métier à tisser l’hiver. Les pièces ainsi créées sont un complément de revenus pour celui qui travaille à la mine le matin et aux champs l’après-midi les mois d’été.  (de 1850 à 1914).

Les  grandes entreprises textiles du nord de la France ont employé principalement des femmes, comme MOTTE-BOSSUT  de 1843 à 1982 à Roubaix.

Aussi, je ne sais pas si le terme « KANTWERKSTER » désigne une dentellière travaillant de façon artisanale ou convient également pour désigner une employée du textile.  

Différents musées témoignent de l’histoire de la dentelle et son importance au fil du temps : .

Caudry (NORD) : Musée de la Dentelle de Caudry – Expositions de dentelles et de broderies au musée de Caudry, pôle dentellier français dans le Nord

Brioude (HAUTE-LOIRE) : Hôtel de la Dentelle

Calais (PAS DE CALAIS) : Les origines de la dentelle à Calais

De nos jours, la dentelle de Caudry est fabriquée pour la corsetterie/lingerie et pour la Haute-Couture., comme pour la robe de mariée de Kate Middleton.

La dentelle de Calais-Caudry ®

?https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Kate_Middleton_Royal_Dress_Replica_-_Full_Back.jpg

Bruges :

Place des Dentelières à Bruges – https://www.visitbruges.be/

J comme… JOURNALIER

Les métiers de ma généalogie-HEREDIS

Journalier est le métier que je retrouve le plus dans ma généalogie. On appelé ainsi les ouvriers qui louent leur bras à la journée (synonyme : manouvrier, brassier, homme de peine…). C’est un métier que l’on peut retrouver en ville comme en campagne et est signe de précarité et de pauvreté. Il pouvait s’exercer dans différents secteurs d’activité : transport, artisanat, bâtiment, industrie. Les femmes étaient désignées ainsi également dans les métiers de nourrices, de filatures de laine, de lessive.  En campagne, souvent le journalier exerçait un métier à domicile (artisan, fileur, colporteur ou paysan) et complétait ses revenus en louant ses services dans les fermes environnantes.

Les luttes sociales du XX è siècle ont fait disparaitre peu à peu ce terme. A noter que de nos jours, ce terme peut définir toutes personnes qui travaillent à la tâche, comme les « travailleurs du clic » ou un indépendant qui loue ses services. (source : Wikipédia).

Il est possible de retrouver ses métiers dans les collections de cartes postales anciennes. On peut organiser une sortie également en visitant un éco-musée,  retraçant la vie d’autrefois.

Saint-Joseph Village – Parc Ecomusée au Marais de Guines, Côte d’Opale

I Comme… Illustrations

Comment illustrer sa généalogie, son blog ou son livre familial ? Un texte c’est bien mais quelques visuels rendent plus léger un long document. On peut ainsi utiliser :

  • Des photos
    Mon grand-père Alfred VERLINDE

    Quel plaisir d’associer la photographie d’un ancêtre à sa biographie ! Que ce soit sur sa fiche, comme sur un logiciel de généalogie (qui sera de ce fait, reprise dans l’arbre), ou sous forme d’article comme sur un blog ou encore un livre, les photos sont toujours chargées d’émotion. Mais selon les époques, nous ne sommes pas toujours en possession de ces portraits. Ou pire, nous avons d’une part des photos et d’autres part la fiche d’un ancêtre sans pouvoir faire de rapprochement.On peut aussi prendre des photos des lieux de vie de nos ancêtres. Sinon, grâce à Internet, on peut trouver une photo, un tableau ou dessin des lieux cités dans les actes. Souvent, des cartes postales anciennes sont proposées sur les sites des archives départementales.

    • Des plans ou cartes géographiques

    Généralement, les logiciels de généalogie reportent sur une carte les lieux des événements familiaux. Il est possible également des créer ses propres cartes géographiques via Internet. Le cadastre, disponible aux Archives Départementales,  peut fournir également des plans.

    ma généalogie/HEREDIS

    • Des graphiques

    Il est possible d’effectuer des statistiques issues de notre généalogie et de représenter le résultat sur un graphique.  Représenter la vie d’un ancêtre par une ligne de vie (ou chronologie) est un moyen attractif et qui peut mettre en corrélation certains événements familiaux et historiques.

    • Des actes ou un extrait

    Chaque événement devant être sourcés, on peut enrichir notre texte d’un extrait de l’acte de naissance ou de mariage. Au hasard de nos recherches, on peut trouver une belle écriture, avec pleins et déliés, voire des lettrines par celui qui a tenu le registre des années, voire des siècles plus tôt. A l’inverse, une écriture illisible , bien particulière peut bien nous donner du soucis pour la déchiffrer.

    Ernest SOETENS
    • Une signature

    Quel plaisir de voir la signature de notre grand-père ou arrière-grand-mère sur l’un des actes. Il peut également s’agir d’une simple marque pour parapher les documents.

    En conclusion, le visuel est important pour attirer l’attention et enrichir agréablement notre propos.

    H comme…Histoire familiale

    Image par Megan Rexazin Conde de Pixabay

    En généalogie, quant on recherche nos ancêtres, on collecte des noms, prénoms, métiers, dates et lieux. Pour certains d’entre eux, on liste uniquement les événements principaux : Naissance, mariage, composition de la famille et décès. Il en est ainsi pour la plupart de mes aïeux qui ont exercés le métier de journalier et n’avaient aucun bien apparemment. Une vie simple.

    Puis, pour certains, on retrouve plus d’informations. Sur la fiche matricule, on détaille les campagnes militaires. Sur un acte de mariage, on précise l’existence d’un contrat de mariage. On remarque qu’une famille a changé de région. Les recensements nous précisent l’employeur. On constate un plus grand nombre de décès sur une même période. Ainsi, nous avons des nouvelles pistes pour continuer nos recherches sur leurs parcours de vie.   A quelle opération militaire, voire conflit a pu participer notre militaire ? Quelle est l’histoire de son bataillon ? Puis-je trouver aux archives les contrats signés chez le notaire ? Les aléas climatiques ou économiques ont-ils poussé le chef de famille à partir et changer de métier ? Quelle est la notoriété de cet entreprise ou commerce ?  Quelles sont les épidémies à cette époque ? En cherchant à répondre à ses questions, on complète la chronologie de notre aïeul. En travaillant en parallèle sur les grands événements historiques, on peut ainsi écrire notre histoire familiale et la partager avec les membres de notre famille. Après tout, qui a écrit l’Histoire (et la nôtre) à part nos ancêtres ?   

    G comme…GENEALOGIE et sa communauté

    Image par Gerd Altmann de Pixabay

    Quand j’ai débuté la généalogie en 1995, on se tournait le plus souvent vers les associations. Locales ou régionales, elles étaient réputées pour l’aide apportée et leurs connaissances du territoire. L’accueil était bienveillant et très instructif pour les débutants.

    Les échanges se faisaient alors par voie de presse via les petites annonces. La Revue Française de Généalogie (https://www.rfgenealogie.com/ ) existait déjà (date de création : 1979). On demandait qui pouvait se rendre à notre place aux archives de tel lieu et les échanges se faisaient par courrier.

    Des livres indiquaient la méthode à employer avec des modèles de fiches à photocopier.

    Les archives municipales et départementales bien sûr répondaient au public. En se déplaçant dans ces lieux, on pouvait ainsi compléter nos fiches avec les renseignements retrouvés

    Cet esprit de communauté et de partage des savoirs subsiste toujours de nos jours. Grâce à Internet il s’est même amplifié et diversifié.

    Personnellement, je suis inscrite à plusieurs groupes Facebook pour suivre les échanges sur tel ou tel thème, pour demander de l’aide pour déchiffrer une écriture sur un acte ancien, pour traduire un texte en néerlandais, pour retoucher une photo ancienne. Poser une question et vous recevrez plusieurs réponses, plus ou moins fiables, mais vous pourrez ainsi poursuivre vos recherches. c’est gratuit ! A mon tour, je propose mon aide également pour retrouver un ancêtre ou déchiffrer un mot si je peux.

    On retrouve le travail des associations locales dans les relevés qu’elles ont effectués et indexés sur le web, via des sites spécialisés comme FILAE et GENEANET. Ces relevés sont plus ou moins détaillés et personnellement, je félicite le GGRN (https://ggrn.fr/) pour leur précision (s’il s’agit d’un acte de mariage par exemple, il précise non seulement les noms et prénoms des mariés mais aussi l’âge, le métier, des parents et des témoins s’ils le peuvent).

    En qui concerne les archivistes, dont certains conseillent sur la conservation de nos documents d’ailleurs via les réseaux sociaux, comme leur métier à bien changé et évolué avec le temps. Nous sommes même plus obligés de nous déplacer pour retrouver les actes. En quelques clics, c’est fait ! Mais quel travail cela a dû demander en amont. On se permet encore de râler si les temps de réponses de serveurs informatiques est lent durant quelques temps ou si quelques erreurs dans l’orthographe des noms subsistent.

    F comme…FAY-SUR-LIGNON

    www.france-voyage.com

    Quand je pars en vacances, c’est toujours au bord de mer. Sauf deux étés ou je suis partie à Thonon-les bains- en Haute-Savoie mais ce que j’ai le plus appréciées, ce sont les ballades autour et sur le Lac Léman. Toujours cette attraction pour l’eau. Aussi, quand j’ai appris qu’une partie de mes ancêtres était issue de la Normandie, c’est avec grand plaisir que je suis partie visiter les lieux indiqués sur les actes : Cherbourg, Agon-Coutainville…

    Or, voici qu’une branche de la famille est originaire de Haute-Loire, terre mystérieuse pour moi. Le Chef-lieu est le Puy en Velay (à 37 km environ) et la région dénommée aujourd’hui l’Auvergne-Rhône-Alpes. Situé à 1180 mètres d’altitude, la ville fait partie du parc national des monts d’Ardèche.

    La population de Fay-sur-Lignon était de 702 habitants à 870 habitants en 1870. Puis a augmentée dans les années de 1881 à 1921 (1288 à 1021 habitants) et est passée de 983 habitants en 1926 pour continuer à diminuer à 354 habitants en 2021. (source Wikipédia). Ses terres sont encore aujourd’hui à plus de 70  % agricoles.

    Mon arrière-grand-père (Adrien Vital PROLHAC) y est né en 1879. Militaire durant plusieurs années, dans l’infanterie de marine., il se marie à Cherbourg en 1903. Comme déjà évoqué dans un précèdent article (C comme…Cherbourg), cette ville est aussi un port militaire. C’est sans doute dans son parcours militaire que je trouverais le motif de son départ de Fay-Sur-Lignon.

    Mes ancêtres en Auvergne y étaient gendarme, vignerons, propriétaires-agriculteurs. Des contrats de mariages sont signés et déposés chez un notaire.  Après la consultation du site des archives départementale de Haute-Loire, très bien conçu, j’ai en projet une prochaine visite en ce lieu.  Grande chance pour moi, les locations saisonnières sont à moindre coût par rapport à mes villégiatures au bord de mer.  Et il y de l’eau : la rivière le Lignon, la Loire…

    LE LIGNON
    Google Earth-Par Havang(nl) — Travail personnel, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=13968244

    E comme …Enfant

    Quand je fais de la généalogie, je recherche tout d’abord un ancêtre, puis son conjoint, et ensuite ses enfants. Pour cela, j’utilise les indices proposés par le logiciel utilisé (GENEANET ou FILAE) pour débuter. Je vérifie les actes de naissance sur le site des Archives départementales. Je relève les porteurs du nom sur les tables décennales durant les 25 années environ où ce couple aurait pu avoir des enfants. Enfin, je consulte les actes de naissances correspondant.

    Sur la fiche matricule de mon arrière-grand-père, il est noté « père de 5 enfants » alors que je lui en attribué trois seulement. Aussi, j’ai poursuivi mes recherches pour lui retrouver un quatrième enfant. Le cinquième reste à ce jour introuvable.

    extrait fiche matricule d’Adrien PROLHAC source AD Haute-Loire

    Par ailleurs, les recensements nous indiquent la composition de la famille durant l’année consultée.  

    Lors de la consultation d’un recensement de la ville de Loos (NORD), j’ai été assez émue de voir qu’une enfant de 13 ans travaillait en 1906 dans la même usine que son père. (THIRIEZ, fabrication de fil de coton, ). Même si l’ai lu et vu le film « GERMINAL », constaté l’emploi des enfants dans sa propre famille, lointaine certes, est un fait marquant.

    L’article ci-dessous relate en détail Le travail des enfants au XIXe siècle.

    Il faut attendre la loi de 1882 pour que l’école soit obligatoire de 6 à 13 ans.

    1/4 : Rappel historique de l’instruction obligatoire en France depuis 1789 | Libres enfants du Tarn

    Pour un généalogiste, retrouver les enfants et les actes le concernant permet de poursuivre la chronologie de notre ancêtre. Sur les actes de mariage notamment, il est rappelé les lieux de résidence, si les parents des mariés sont présents ou leur date de décès, leur métier. On peut ainsi compléter ou confirmer les informations manquantes. 

    Quand on trouve les enfants d’un couple dans notre généalogie, l’un d’entre eux devient à son tour notre ancêtre direct et on complète les informations le concernant et ainsi de suite…

    D comme… DOCUMENTATION comment la gérer ?

    En établissant notre généalogie, on se retrouve à gérer une multitude de documents. Ils peuvent être en papier s’il s’agit des archives de famille comme les cartes d’identité, les livrets de famille ou militaire, les actes déjà en notre possession. Et surtout les photographies si nous avons la chance de posséder celles de nos anciens.

    Image par MaksRylsky de Pixabay

    Grâce à l’informatique, les actes peuvent être téléchargés sur notre espace de travail. Les documents y compris les photos sont scannés. Cela permet de les sauvegarder et de tout conserver dans un seul endroit. D’autant plus que notre ordinateur peut être facilement transporté. Cela est très pratique si on se rend aux archives ou en voyage. Toute notre généalogie et sa documentation peuvent même tenir dans notre poche grâce au smartphone !

    Mais comment répertoriés tous ses fichiers ? que ce soit papier ou informatique, la problématique reste la même. Comment gérer tout cela. Etant inscrite sur différents groupes de généalogie, je constate que je ne suis pas la seule à me poser cette question et je consulte avec avidité les conseils des autres généalogistes. Apparemment, il n’y a pas de méthode idéale, à chacun de trouver celle qui lui convient.

    Si je devrais retenir un seul conseil et le partager, ce serait bien celui-ci  : sauvegarder sa généalogie. Que ce soient les documents papier ou les fichiers, protéger ses recherches est impératif.  Les photographies également s’abîment au fil du temps. Qui n’a pas consulté ses chers vieux albums photos où les pages se sont jaunies, les photos ont palie. Certaines sont à dominance rouge, notamment les photo à développement instantané qui ont fait fureur à une époque et refont un come-back d’ailleurs. Des spécialistes en retouche photo vous proposent leur aide sur les réseaux sociaux.

    Les généalo-archivistes partagent avec plaisir leur savoir sur les conditions de conservation idéale des documents. Quant aux généalo-informaticiens, ils transmettent des conseils pour la sauvegarde des fichiers. Ou pour savoir comment utiliser tel logiciel, comment interroger notre fichier généalogique et bien d’autres astuces.

    Il est utile d’ailleurs de conserver les coordonnées de ses spécialistes pour les contacter la prochaine fois. Comment faire ? un répertoire papier ? une page contact ? un dossier informatique ?

    En consultant les différents groupes sur les réseaux sociaux, je copie le lien ou fait une copie d’écran pour lire plus tard la page. Comment mieux gérer tout cela ?

    De plus, je vois circuler des articles, très intéressant sur le monde de la généalogie, ou l’histoire, les métiers anciens, les dates et lieux des prochains salons sans oublier les livres ou magazines spécialisés, les formations.

    Et pourquoi pas un blog ? même si j’ai peu de lecteurs, au moins, je pourrais mettre dans les rubriques correspondantes toutes les références documentaires et informations qui m’intéressent. Allez, c’est parti ! faut juste que je retrouve mon livre « comment créer un blog »  

    C comme …CHERBOURG, lieu de naissance de ma grand-mère paternelle

    La cité de la Mer – Cherbourg – (auteur : Génea-repères- septembre 2023)

    Ma grand-mère paternelle est née à Cherbourg (1908) ainsi que sa mère, Marthe VALOGNES ((1883). Son père, Adrien Vital PROLHAC est né en Haute-Loire (1879, fay sur Lignon). Militaire durant plusieurs années, il passe le concours administratif des contributions Indirectes en 1912, date à laquelle la famille part s’installer dans le Nord, près de Lille (QUESNOY SUR DEULE, soit à 530 km de Cherbourg).

    Tous les ancêtres de Marthe sont issus de la Manche. Ils exercent les métiers de maçon (pour les VALOGNES), cuisinière (sa mère Aimable LECRIVAIN), Infirmier de la Marine (son grand-père maternel Jacques LECRIVAIN) ou encore meunier.

    En visitant les monuments historiques, il est agréable de penser que nous les voyons comme nos ancêtres ont pu les observer comme le théâtre (1882), la chapelle Saint-Germain (fin IXème siècle) ou bien encore la Basilique Ste-Trinité.

    De Cherbourg, on transporte des marchandises vers et en provenance des Antilles et des iles anglo-normandes ainsi que vers les autres ports de France. Mais c’est aussi un port militaire et principalement une base pour les sous-marins.

    Un de mes ancêtre était infirmier dans la marine et j’ai hâte de trouver plus d’informations concernant son parcours.

    B comme…Belgique, berceau de mes aïeux

    Source : Pixabay

    Je suis de la région Lilloise, mes parents et mes 3 grands-parents aussi. Seule, ma grand-mère paternelle est originaire de Normandie. A la 4è et 5è générations, côté maternel, mes ancêtres sont majoritairement de Bruges. Quelques-uns sont nés du coté de Dunkerque mais il s’agit toujours des Flandres. Au grès des conflits, la frontière séparant La France de la Belgique a connu des variations. Aussi, les flamands de chaque côté de la frontière actuelle ont une histoire commune.   

    Bruges étant à 80km de Lille, il faut compter aujourd’hui une petite heure de trajet en voiture. Mais pour nos aïeux, cela devait être bien plus compliqué pour s’y rendre et pour quelles raisons ont-ils quitter leur pays ? pourquoi ont-ils quitter leur ville pour aller vivre dans un petit logement en pleine ville ?

    Lille, Image par jo vanel de Pixabay

    Pour tenter de répondre à ces questions, je me suis basée sur la méthode décrite dans le livre « les migrations de nos ancêtres », Thierry SABOT, collection Contexte aux éditions Thisa.

    Il s’agit dans un premier temps de choisir le couple initial, objet de votre étude, soit le couple sédentaire qui précède la génération de migrants. Puis d’étudier les lieux, les liens sociaux, les métiers de ce couple, de leurs descendants et des témoins cités dans les actes.  Ensuite, il faut trouver l’élément déclencheur du départ. Et enfin, étudier la migration elle-même. Est-elle définitive ? qui est concerné par ce départ ? quelles sont les conditions de vie à l’arrivée de ces migrants ?

    Ce que je constate à ce jour c’est que pour cinq des familles, natives de Belgique, leur venue à Lille s’est faite vers 1865.

    Ils ne sont pas les premiers travailleurs belges à venir s’installer dans le département du Nord. Les industries textiles, ferroviaires, agroalimentaires, mécaniques et les mines ont besoin de main d’œuvre. Leurs dirigeants et les notables recrutent du personnel comme des chauffeurs et des domestiques. En 1885, 320 0000 belges travaillent dans le nord auquel il convient d’ajouter 50 0000 saisonniers. Les ouvriers belges sont une main d’œuvre à moindre coût et réputée docile.

     Par ailleurs, la population belge a doublé entre 1830 et 1914 passant de 3,80 millions à 7,5 millions. Le salaire en France est de 20 % plus élevé qu’en Belgique Aussi, les Belges viennent régulièrement en France travailler, quelquefois 6 mois sur douze. Certains d’entre eux se sont installés en France définitivement.

    A partir des années 1850, des particuliers investissent leurs économies dans des logements à Lille. Disposés en courée, ils sont constitués d’une seule pièce au rez de chaussée, d’une seconde à l’étage. Les latrines et un point d’eau sont communs à la courée.  

    Les ouvriers s’y installent. Généralement, les Belges se regroupent dans le même quartier ou courée. Ils doivent apprendre deux langues : le français enseigné à leurs enfants à l’école, symbole d’une avancée sociale et le patois, qui s’exprime dans la rue et au travail.  Pour cette communauté, vers 1863, le clergé flamand apporte un secours matériel et spirituel.

    Les Belges et les nordistes partagent le même quotidien : pour les repas, la pomme de terre et le pain bis, et la bière. Les estaminets avec leur jeu de boules flamandes, le tir à l’arc, l’accordéon, les combats de coqs et la colombophilie sont appréciés.

    Les points communs en architecture de Lille et Bruges sont nombreux : une grand place, une gare, un beffroi, un canal….   

    Brugges Image par meineresterampe de Pixabay

    Dès 1842, une ligne de chemin de fer est ouverte entre Roubaix et Mouscron, ville frontalière situé à 9km, puis la ville de Tournai (37km de Roubaix).En 1848, la ligne Paris-Bruxelles avec un arrêt pour la nuit à Lille, est inaugurée.. C’est sans doute par la voie ferrée que mes aïeux traversent la frontière. Comme il sont journaliers, le coût du trajet doit être important.

    A comme… ACCUMULATION ou erreur de débutant

    Source : pixabay

    1995 : Je me lance dans les recherches généalogiques. En consultant les papiers de famille, en me déplaçant en mairie puis en découvrant les archives départementales, celles de Lille en ce qui me concerne. L’accueil pour la débutante que j’étais a été excellent et les conseils donnés par les archivistes m’ont bien été utiles. Je découvre l’utilité des tables décennales. Je les choisis selon la ville de mes ancêtres et recherche selon les noms de famille. Puis, je demande en remplissant une fiche les actes recensés. Ils me sont transmis dans les 30 minutes environ. Je m’installe en salle de lecture pour les consulter. Quel plaisir de lire ses actes et découvrir la signature de mon grand-père ! je remplis les cases de mon arbre selon un modèle photocopié. Après plusieurs visites, mon arbre fut ébauché sur 4 générations. Pour le compléter, j’ai besoin d’envoyer par courrier des demandes auprès des mairies. Pour la Belgique, mes demandes doivent être complété par un paiement (virement international). Aussi, je garde précieusement l’adresse des archives royales pour faire les démarches ultérieurement. Les associations apportent leur aide via les petites annonces dans les journaux ou magazines spécialisés. On peut ainsi contacter un généalogiste amateur de Bretagne par exemple qui moyennant une modique somme, ou un timbre, se rendra aux archives de son département pour vous envoyer la copie de l’acte correspondant.

    2020 : je suis abonnée à différents sites spécialisés, je suis inscrite sur différents groupes de réseaux sociaux. Grâce à l’indexation et les documents numérisés, mes recherches avancent vite, très vite pour certaines communes et la dixième génération est entamée. Les sites que j’utilisent (FILAE et GENEANET) me proposent des indices. Aussi, j’ajoute les fiches, des noms, dates et lieux de naissances de mes aïeux, de leurs conjoints, de leurs enfants, j’ajoute en un clic toutes ses nouvelles feuilles à mon arbre. Mais au fait, c’est qui déjà la personne que je viens d’ajouter par rapport à moi ? c’est le père du fils de la seconde épouse du frère de mon grand-père. Hein ? (Si on est du nord ou Plait-il ? pour les autres) Est-ce bien utile de l’avoir dans mon arbre ?

    Et oui ! Erreur de débutant, rechercher sans but et considérer toute information comme utile. Il y a pire bien sûr :  pomper les informations sur les arbres existants sur le net, sans rien vérifier.

    Résultat : quelques mois plus tard, je reprends ma généalogie en conservant que les ancêtres directs, c’est-à-dire les SOSA. Je recense leurs enfants, leurs frères et sœurs car cela peut apporter des compléments d’informations, en joignant les actes nécessaires. Je me concentre dans un premier temps sur les « BMS » pour actes de Naissance-Baptême, Acte de Mariage et Acte de Sépulture/Décès. ».  C’est la base de la généalogie.  J’aurais dû garder en mémoire les conseils de l’archiviste rencontrée aux AD en 1995 car si l’outil a changé, la méthode reste la même. Se baser sur les actes donnent des certitudes, confirment les pistes trouvées et en ouvrent d’autres aussi.

    Pour certains, faire son arbre généalogique consiste à accumuler le plus grand nombre de feuilles . « J’ai 60000 individus dans ma généalogie » ou « je suis à la 20e génération » annoncent -ils fièrement.  Pour d’autres, le but ultime est de se trouver des ancêtres issus de la noblesse, quitte à se rattacher à un arbre existant comportant un personnage historique. Est-il bien sourcé pour autant ? D’ailleurs, les premières questions de notre entourage ne sont-elles pas « Tu fais de la généalogie ? Tu es remontée jusqu’à quelle date ? il y a des nobles dans la famille ? »

     En qui me concerne, j’ai décidé de retrouver mes ancêtres directs jusqu’en 1790, date de l’état civil et un peu plus si les actes des registres paroissiaux sont bien complets (nom des deux parents cités). J’élargis à l’entourage proche (enfants, petits-enfants, frères et sœurs) car cela peut ouvrir des pistes pour compléter mes recherches sur mes ancêtres directs. De plus, sentimentalement, mes cousins, oncles et tantes font partie de ma vie et je suppose que pour mes ancêtres, il en était de même dans la majorité des cas.  Obtenir tous les événements les concernant est déjà une tâche bien complexe. Cela me donne un cadre pour entamer mon histoire familiale. 300 ans d’histoire ; c’est déjà un bon début non ?

    CHALLENGE AZ 2024 : présentation

    source : Pixabay

    Novembre pour un généalogiste est le mois du challenge AZ. Celui de cette année 2024, organisé par geneatech sera le 11ème. Il s’agit pour les généablogueurs souhaitant y participer d’écrire durant le mois 26 articles, au fil des lettres de l’alphabet, sur le thème de la généalogie.

    Ayant créer mon blog de généalogie familiale depuis Mars 2024, j’ai décidé d’y participer pour la première fois et ceci pour plusieurs raisons.

    Tout d’abord, pour « me mettre le pied à l’étrier » afin d’entamer mon histoire familiale. Pour aussi lever le nez des actes d’état civil et continuer les recherches sur mes ancêtres par d’autres biais. Mais aussi, analyser les informations déjà en ma possession et leur donner un contexte, les resituer dans l’Histoire. Puis pour organiser mes articles et mes sources documentaires en les notant au fur et à mesure dans la rubrique de mon blog. Enfin, pour regarder comment les autres généalogistes abordent leur histoire familiale. Echanger et partager, voila le but de ce challenge pour moi.

    La généalogie et le débarquement en Normandie

    Ma généalogie en Normandie

    Quand j’ai débuté ma généalogie, j’ai commencé par ma branche maternelle ne côtoyant pas la famille de mon père. Après avoir développé en partie mon arbre jusque 12 générations, soit 1586 individus trouvés, il s’avère que 60 % de mes ancêtres sont nés en France et 40 % en Belgique. Parmi les individus issus de France, 40 % sont originaires des Hauts de France. Aussi, quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que ma grand-mère maternelle est née en Normandie, à Cherbourg exactement, ainsi que tous ses parents du coté de sa mère. Son père et ses ancêtres sont eux, issus d’Auvergne. Enfin un peu d’exotisme dans cette famille !

    Source : ma généalogie sur HEREDIS

    Je voulais donc savoir si mes ancêtres normands avaient assisté au Débarquement du 6 juin 1944 en Normandie. Après vérification, ma grand-mère alors âgée de 36 ans et ses parents sexagénaires avaient quitté la région avant 1913 pour s’installer dans le Nord. Mes recherches auprès du site « MEMOIRES DES HOMMES » ne m’ont pas permis de retrouver trace, à ce jour, d’un parent éloigné ayant pris part à ces opérations militaires. Nul doute que la famille a néanmoins suivi les avancées des troupes alliées dans leur région natale.

    Juin 1944 : D-Day

    Plus de 150000 soldats de 15 nationalités différentes et 177 français du commando Kieffer débarquèrent le 6 juin sur les plages normandes, renommées avec des noms de code pour cette vaste opération : Utah Beach, Omaha Beach, Gold Beach, Juno Beach et Sword Beach. 2700 américains sont décédés, 1030 britanniques et 1200 canadiens.

    40 000 combattants allemands s’engagèrent dans la bataille du 06/06/1944 et 10 000 furent tués cette même journée. Pour préparer le terrain et détruire les moyens de défense de l’ennemi, 80 000 tonnes de bombes furent lancées sur la Normandie par les alliés. La ville de Cherbourg est convoitée par les deux parties pour son port. Aussi, les Allemands détruisent ses installations et les voies d’accès.  Après la bataille de Cherbourg le 25 juin, la ville est libérée le 26 juin. Son port est détruit mais rendu opérationnel rapidement par les troupes américaines.  Ce débarquement fut suivi des trois mois de bataille pour libérer la Normandie. Ce fut une avancée essentielle pour libérer Paris et l’Europe.

    Juin 2024 : LES COMMEMORATIONS DU DEBARQUEMENT

    La France s’apprête à commémorer les 80 ans du débarquement des alliés en Normandie : le D-Day. Les commémorations du 6 juin ont commencé dès 1945, de façon militaire les premières années puis plus internationale dès 1984 avec la venue de la Reine Elisabeth II et du président Reagan, invités par François Mitterrand. De nombreuses festivités, avec convois de véhicules militaires et aux couleurs des drapeaux de différents pays sont organisées chaque année avec plus d’ampleur tous les 5 ans. Au fil du temps, les familles normandes ont créé des liens avec les familles des vétérans.

    Juin 2021 : Vacances à Courseulles sur mer

    Je suis en vacances à Courseulles sur mer. Cette plage et ses environs ont été défendues par les Canadiens – JUNO BEACH- Après le confinement, ce sont les restrictions de circulation qui sont terminées en France mais les touristes étrangers sont rares. Des manifestations ont quand même lieu comme le vol d’avions militaires de la seconde guerre mondiale et le passage de la Patrouille de France le long des plages du débarquement.

    Faire de la généalogie nous permet de faire un parallèle entre le vécu de nos ancêtres et les grands événements historiques, de mieux les comprendre et de nous les rendre plus ancrés dans la réalité. Il ne s’agit pas de simples récits mais de trace de vie. Et vous, avez-vous trouvé trace de vos ancêtres en juin 1944 ?

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